La France a franchi une étape décisive le 25 janvier, avec l’adoption définitive de la loi encadrant l’accès des moins de 15 ans aux réseaux sociaux. Le texte, soutenu par une large majorité parlementaire, impose désormais aux plateformes comme TikTok, Instagram, Snapchat ou Facebook de bloquer l’inscription des mineurs de moins de 15 ans sans autorisation parentale vérifiée.
Adoptée le 25 janvier, la nouvelle loi marque un tournant majeur dans la protection numérique des mineurs.
Cette adoption intervient dans un contexte de préoccupations croissantes autour de la santé mentale des jeunes et de l’exposition précoce aux contenus violents, sexualisés ou anxiogènes. Les députés ont insisté sur une réalité devenue difficile à ignorer : l’âge moyen d’arrivée sur les réseaux sociaux en France est aujourd’hui de 8 à 10 ans, bien en dessous des seuils recommandés.
Le texte met l’accent sur la vérification d’âge, désormais obligatoire et certifiée par un organisme indépendant. Les plateformes devront déployer des solutions techniques robustes, capables de limiter les contournements tout en respectant la vie privée. C’est l’un des points les plus sensibles du dispositif, car aucune technologie n’offre encore une fiabilité parfaite.
La loi renforce également le rôle des parents, qui devront donner un accord explicite, renouvelable, pour autoriser l’accès de leurs enfants. Les comptes des mineurs devront intégrer par défaut des paramètres de sécurité renforcés : messagerie limitée, géolocalisation désactivée, profil non public.
Les associations de protection de l’enfance saluent une avancée « attendue depuis longtemps ».
Cependant, certaines plateformes expriment leurs inquiétudes sur la faisabilité technique et le risque de fragmentation réglementaire en Europe.
Avec cette adoption du 25 janvier, la France se positionne comme l’un des pays les plus stricts au monde en matière de protection numérique des mineurs. Reste désormais à voir comment les géants du numérique appliqueront concrètement ces nouvelles obligations.
