Du grec ancien, euthanasie signifie littéralement “bonne mort” ou “mort douce”, c’est le fait de provoquer une mort douce chez des sujets le plus souvent atteints de maladies incurables, décidant de mettre fin à leurs jours. Tandis que certains pays européens autorisent l’euthanasie depuis le début des années 2000, d’autres condamnent encore cet acte le jugeant immoral. 

Les différents types d’euthanasie et la notion de suicide assisté

Euthanasie où en sont les lois dans les différents pays d'Europe

 

Il est essentiel de distinguer l’euthanasie passive, qui relève de la décision médicale et qui consiste en l’arrêt d’un traitement curatif, ou de médications et d’appareillages maintenant le patient en vie, de l’euthanasie active qui désigne l’arrêt volontaire et consenti du malade de sa propre vie. 

L’euthanasie (active plus particulièrement) et le suicide assisté sont souvents confondus. Pourtant, ce sont deux choses totalement différentes. Contrairement à l’euthanasie qui est excutée par une tierse personne, dans le cas d’un suicide assisté, c’est le malade lui-même qui se donne la mort dans un environement préparé pour l’occasion. 

Lire aussi:  L’Europe a-t-elle le droit de rendre le vaccin obligatoire ?

Les lois et législations de l’euthanasie en Europe

Euthanasie où en sont les lois dans les différents pays d'Europe La Hollande a été le premier pays européen à légaliser l’euthanasie active en 2002 et le suicide assisté et, deux ans plus tard, à approuver le « protocole de Groningue » sur l’euthanasie des enfants. 

Cela a marqué le début d’un parcours très difficile, animé par un débat souvent passionné, qui a conduit en Europe à l’adoption de différentes solutions, parfois plus nuancées, parfois plus radicales, avec des pays qui ont reconnu l’euthanasie et d’autres qui ont continué à l’interdire comme un meurtre. 

 

La Belgique et le Luxembourg

Le premier à suivre l’exemple de la Hollande a été la Belgique, qui a légalisé l’euthanasie en 2003 et l’a étendue aux mineurs en 2016. Au Luxembourg, où elle a été légalisée en mars 2009, cette pratique ne s’applique toutefois qu’aux adultes et aux patients dont l’état de santé est considéré comme « sans issue ». 

La Suisse 

La Suisse autorise à la fois l’euthanasie active indirecte (prise de substances dont les effets secondaires peuvent réduire l’espérance de vie), l’euthanasie passive (interruption des traitements et des dispositifs de maintien en vie) et le suicide assisté. 

La France et la Grande-Bretagne 

La France a introduit avec la loi Leonetti de 2005 le concept du droit au « laisser mourir », qui favorise les soins palliatifs. En Grande-Bretagne, où l’interruption du traitement sous certaines conditions est autorisée depuis 2002 et où le concept d’aide au suicide « par compassion » a également été introduit, les sanctions sont moins sévères que par le passé depuis 2010. 

Les autres pays européens 

La Suède a légalisé l’euthanasie passive en 2010, qui est également tolérée en Allemagne, en Finlande et en Autriche à la demande du patient. Dans d’autres pays, comme le Danemark, la Norvège, la Hongrie, l’Espagne et la République tchèque, le patient peut refuser un traitement et se laisser mourir. 

Au Portugal, l’euthanasie passive et active est condamnée, mais un comité d’éthique est autorisé à interrompre le traitement dans les cas désespérés.  L’euthanasie reste illégale en Irlande et en Italie.